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Revue de presse

Alimentation saine

Le soja, un aliment thérapeutique

En collaboration avec notre partenaire La Vie Naturelle

 

Il fait baisser le cholestérol, aide à mincir et contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires et de cancers. Ses isoflavones l'indiquent particulièrement durant la ménopause. Encore sujet de controverses et de suspicions de la part de certains diététiciens il y a une dizaine d'années, le soja et ses dérivés ont aujourd'hui démontré non seulement leur parfaite innocuité pour les Occidentaux, mais surtout leurs multiples valeurs thérapeutiques.

 

Le soja est à présent considéré par l'ensemble des nutritionnistes comme une véritable plante miracle. En tant qu'aliment, tout d'abord, avec des proportions harmonieuses entre protides, lipides et glucides, une grande richesse en acides gras essentiels et en lécithine, une complémentarité parfaite avec les céréales, et une excellente digestibilité. Il contient notamment près de 40% de protéines, soit deux fois plus que la viande, et ce sont des protéines d'une qualité tout à fait exceptionnelle car elles réunissent les principaux acides aminés.

 

Avec toutes ces qualités nutritives, ses isoflavones, sa lécithine, ses protéines et ses vitamines et minéraux, il est devenu un aliment thérapeutique que l'on conseille aussi bien aux anémiés qu'aux diabétiques, aux enrhumés qu'aux malades des reins. Ses composants expliquent l'avis hautement favorable des nutritionnistes. Il est exceptionnellement riche en calcium, fer, magnésium, phosphore, potassium, sodium et soufre. Les vitamines A, B1, B2, B9, D, E et F, sont présentes dans des proportions importantes. Il est supérieur aux meilleures sources de protéines, même animales, par ses acides aminés, Isoleucine, Leucine, Lysine, Méthionine, Phénylalanine, Thréonine, Tryptophane, Valine, Acide aspartique, Acide glutamique, Alanine, Arginine, Cystine, Histidine, Proline, Serine et Tyrosine.

 

 

 

Source : Jan Kristiansen, Magazine La Vie Naturelle - Avril 2007

 

Une légumineuse exceptionnelle

Le soja est une légumineuse, tout comme la lentille, le pois chiche ou les haricots blancs ou rouges. Mais, au contraire des autres légumineuses, il fait l'objet d'un nombre considérable de préparations artisanales.
Il y a trois espèces de soja : le vert, le jaune et le noir.
Le soja vert se fait généralement cuire à l'eau, exactement comme des lentilles, éventuellement accompagné de quelques rondelles de carotte et d'un oignon piqué de clous de girofle.
Le soja jaune entre dans la préparation de pâtés, fermentés ou non.
Le soja noir, ou Azuki, se fait cuire avec une algue Kombu et du Tamari, et s'avère souverain en cas de troubles rénaux.

Attention, ce que l'on appelle couramment du « soja germé » n'est pas du soja, mais du haricot mungo, dont les qualités nutritionnelles et thérapeutiques sont bien inférieures à celles du soja !

En préparations artisanales, le soja proposé sous forme de tofu, laits, yaourts, miso, shoyu, tempeh, natto… Bien sûr, le tofu reste certainement la plus consommée de toutes ces spécialités. Cette espèce de fromage végétal fabriqué à partir du lait de soja coagulé est pauvre en lipides et en cholestérol, ce qui en fait une source de protéines extrêmement digeste. On peut le couper en tranches et le faire sauter à la poêle, en dés et l'intégrer à des soupes, plats en sauces ou omelettes, l'écraser pour en faire des pâtés, des beignets ou des desserts, ou encore en faire l'ingrédient de base dans toutes sortes de ragoûts où il remplace la viande.

L'autre grande spécialité est le lait de soja, une boisson toujours sans lactose ni cholestérol avec toutes les vertus thérapeutiques du soja… sans les flatulences que la légumineuse occasionne quelquefois. Traité avec des ferments lactiques, il donne d'excellents yaourts.

Avec la farine de soja, on confectionne des pains et des galettes, des vermicelles, boulettes, croquettes et gâteaux. Les desserts au soja sont des crèmes, flans, mueslis ou entremets. Le Tempeh est un fromage de soja ensemencé de champignons filamenteux. Le Miso et le Tamari sont des condiments salés fabriqués avec du soja fermenté. L'huile de soja contient 54% d'acide linoléique, 23% d'acide oléique et 8% d'acide alpha-linolénique ; elle est conseillée aux nerveux et aux diabétiques.

 

Un aliment de santé

Une alimentation à base de soja remplacerait les protéines d'origine animale, si onéreuses et si problématiques pour la santé ; mais si la diététique moderne a retenu le soja au point de le distribuer sous toutes ces formes, c'est surtout à cause de ses vertus thérapeutiques.

Riche en phyto-œstrogènes, il est extrêmement utile durant la ménopause et pour faire face à des pathologies liées, comme l'ostéoporose ou les troubles cardiovasculaires. Les maladies cardiovasculaires, dans leur ensemble, diminuent dans les populations consommatrices de soja car il fait baisser le mauvais cholestérol.
Les isoflavones du soja semblent bien avoir un rôle protecteur sur des cancers hormonodépendants
Le soja s'avère efficace dans de nombreux cas :

  • Le surpoids, grâce à ses protéines et à son absence de cholestérol
  • Les pertes de mémoire grâce à sa lécithine qui augmente la concentration cérébrale de choline
  • Les calculs rénaux par la diminution de l'excrétion du calcium et de l'acide urique, due à la consommation des protéines du soja
  • Le prostatisme grâce à la génistéine qui limite la prolifération cellulaire, autrement dit l'hypertrophie de la prostate, etc.

Sa consommation habituelle élimine définitivement l'intolérance aux produits laitiers, et notamment au lactose et aux protéines du lait de vache qui, supprimés et remplacés par du lait de soja, ne peuvent évidemment causer aucun dommage.

 


L'ami de la femme

La première grande indication du soja est certainement la ménopause et les troubles qui s'ensuivent, psychiques, vaginaux, cutanés, articulaires, urinaires, prise de poids, ostéoporose et maladies cardiovasculaires.
Face à tous ces risques, il est fréquent de prescrire des traitements hormonaux substitutifs, que l'on sait aujourd'hui aussi dangereux, sinon plus, que le mal. Restent donc les méthodes et remèdes naturels, parmi lesquels le soja et ses phyto-œstrogènes se sont avéré les meilleurs amis de la ménopause.

Si les Japonaises et les Chinoises ne connaissent pas les bouffées de chaleur, c'est grâce aux isoflavones du soja qui suppléent la perte des œstrogènes au moment de la ménopause. On a observé que les femmes asiatiques conservant leurs habitudes alimentaires quand elles vivent en Occident évitent, pour la plupart, les troubles de la ménopause et l'ostéoporose, alors que celles qui se conforment aux modes alimentaires occidentaux les subissent.

La consommation de soja ou la prise quotidienne de soixante-dix milligrammes d'isoflavones diminuent en moyenne de 65% les troubles de la ménopause. Pour une efficacité optimum il convient de débuter le traitement aux isoflavones dès les premiers symptômes de périménopause, en prenant une dose le matin et le soir, de préférence après consultation médicale, car il peut y avoir certaines contre-indications telles que phlébites, embolies pulmonaires, maladies de la thyroïde et surtout cancers hormono-sensibles en évolution.

Comme toujours, l'action conjointe et synergique d'autres remèdes naturels est souvent conseillée en appoint, comme la sauge, le cyprès, l'éleuthérocoque pour leur action ostrogénique ; la bourrache, l'alchémille ou le gattilier, pour leur action progestative ; ou encore le houblon, le fenouil et le carvi, pour leur action anti-androgène ; ainsi que les vitamines D, C, E et A, et les oligo-éléments Manganèse-Cobalt et Cuivre-Or-Argent.

Alors que les protéines animales provoquent une importante perte de calcium par voie urinaire, le soja la freine tout en accroissant la densité osseuse. Ici encore, les isoflavones, surtout si on les complète par une alimentation riche en protéines, calcium, vitamine D et potassium, c'est-à-dire en légumes, fruits secs et poissons gras, stimulent les ostéoclastes qui construisent l'os et freinent les ostéoblastes qui le détruisent. Une étude a démontré que la prise de cinquante-quatre milligrammes par jour d'isoflavones de soja pendant un an augmente la densité osseuse chez les femmes ménopausées.

 


Le soja et le cancer

Les principales substances cancérigènes sont le tabac, l'alcool, les nitrosamines, les aliments fumés et l'excès de sel, et les grands protecteurs sont des antioxydants, notamment les vitamines E, C et A, le bêtacarotène, le sélénium et les anthocyanines, les fibres alimentaires, les Oméga 3, les oligo-éléments et le couple calcium/vitamine D. On sait aujourd'hui que la prise de vitamines, minéraux et antioxydants fait chuter les risques de cancer de 31%. En consommant des aliments bio et frais, en supprimant le tabac et l'alcool, et en pratiquant la relaxation et l'exercice physique, les risques de cancer diminuent encore l

En plus de l'application de ces conseils généraux, une consommation régulière de soja diminue très certainement le risque de cancers hormonodépendants, notamment grâce à ses isoflavones. Les faibles taux de cancers du sein et de la prostate chez les Japonais seraient imputables à leur grande consommation de soja sous la forme de soupe de miso ; une étude a montré que trois bols de soupe de miso par jour apporte vingt-cinq milligrammes de génistéine, la plus efficace de toutes les isoflavones du soja, et réduit le risque de cancer du sein de 54% par rapport au groupe témoin qui en consommait moins. Cependant les autres aliments à base de soja ne donnent pas de tels résultats, et les Françaises ne sont pas habituées à la soupe de miso au point d'en boire trois bols par jour ! Aussi les compléments nutritionnels, notamment de génistéine, sont d'autant plus utiles que, selon vingt et une des vingt-neuf études effectuées ces vingt dernières années, ils préviennent également le cancer de l'utérus, de la prostate, les cancers du poumon, de l'estomac, du côlon et du rectum, et la leucémie.

Ces isoflavones sont des inhibiteurs d'enzymes tyrosine kinases qui influencent les processus de transformation et de prolifération des cellules cancéreuses. Par leur structure chimique voisine de celle des œstrogènes, elles se fixent sur les récepteurs des hormones et limitent l'exposition des tissus de la glande mammaire et de la prostate aux vraies hormones œstrogènes, ce qui a pour effet direct de diminuer le risque de cancer.

Quant à la génistéine, elle inhibe la réponse inflammatoire et la production de radicaux libres, stimule les enzymes anti-oxydantes dans les tissus, empêche la formation des petits vaisseaux dans les métastases cancéreuses et réduit la microvascularisation tumorale.

 

Le soja, ami du cœur

Les pathologies cardiovasculaires diminuent lorsqu'on consomme du soja puisque, riche en acides gras insaturés et pauvre en acides gras saturés, il a un effet hypocholestérolémiant.
Ces maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires, qui s'avèrent plus dangereuses encore que le cancer puisqu'elles constituent la première cause de décès en France, seraient pourtant relativement faciles à éviter en adoptant une prévention nutritionnelle établie en fonction de bilans indiquant les taux de glycémie, de cholestérol total, HDL et LDL.

Avant cette personnalisation du traitement diététique et nutritionnel, il est simple d'éviter des facteurs de risque cardiovasculaire, comme le tabac, qui le multiplie par trois, la sédentarité ou les aliments contenant de mauvaises graisses. Une réforme alimentaire basé sur le soja contribue à échapper à ces maladies. Des aliments comme le foie, le jaune d'œuf, le beurre, le veau et, d'une manière plus générale, les viandes grasses et les produits laitiers entiers sont excessivement riches en cholestérol, alors que le soja n'en contient pas et provoque une baisse relativement rapide du taux de cholestérol sanguin.

Ses isoflavones anti-oxydantes empêchent la formation des plaques d'athérome. La génistéine – encore elle ! – est tout particulièrement efficace dans cette action puisqu'elle provoque une vasodilatation des artères, s'oppose au dépôt de cholestérol sur les parois artérielles, inhibe la tyrosine kinase, la première enzyme responsable du thrombus, et diminue la libération de sérotonine, médiateur de l'inflammation par les plaquettes.

En remplaçant le beurre, les œufs, les abats, les viandes grasses, les beignets, les fritures, les plats industriels, les huiles de coco et de palme, par des huiles insaturées comme le colza ou l'olive, les poissons gras, des fruits et légumes et du soja, on réduit considérablement le risque cardiovasculaire et l'on rétablit des taux de cholestérol normaux.

mois de mai 2007

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Mis en ligne avant janvier 2008

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