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> Cet été, je deviens un consommateur responsable !
Focus sur quelques points de consommation responsable !
Le poisson
Star de l’été : la mer. Quoi de mieux que du poisson durant les chaudes journées d’été ! Consommé sous toutes les formes notamment en sushis, le poisson est une denrée très appréciée des français (il en consomme 35kg en moyenne par an).
Mais à l’heure du Grenelle de la mer, prenons conscience de l’importance à participer nous aussi à la protection et à la sauvegarde de la pèche. Apprenons donc à consommer responsable le poisson aussi !
Pour en savoir plus : téléchargez le guide de sushis responsables
> Que puis-je faire à mon niveau ?
Il est temps d’utiliser mon pouvoir de consom’acteur pour promouvoir la pèche responsable, notamment dans les restaurants à sushis où l’origine du poisson est rarement indiqué,
Je pose des questions sur l’espèce de poisson proposée, sa provenance et son mode de production (pèche ou élevage)
Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre dues au transport, je choisis de préférence du poisson d’origine française ou, à défaut, européenne,
Je préfère les sushis frais, qui demandent 10 fois moins d’énergie que leurs équivalents surgelés. Le meilleur sushi est celui préparé devant le consommateur,
Je recherche les restaurants et traiteurs qui choisissent du poisson labellisé (bio ou label rouge pour l’élevage, MSC pour le sauvage),
Je respecte les cycles de vie des espèces en les consommant à la bonne saison (pas de hareng, de coquilles Saint-Jacques ou d’huîtres en été !).
Les crèmes solaires
On aime le soleil, la peau caramel, la vitamine D que les rayons nous aident à synthétiser, mais si on ne veut pas devenir prématurément des vieilles peaux ridées qui produisent des mélanomes, on évite les coups de soleil et on se protège. L’industrie cosmétique propose pour cela une panoplie complète de produits solaires de protection vendus en pharmacies, parfumeries, grande distribution et magasins bio. Alors, comment faire le meilleur choix pour sauver sa peau sans sacrifier la planète ?
Il existe deux sortes de filtres solaires : les chimiques synthétiques et les écrans minéraux. Les molécules synthétiques, de plus en plus contestées, agissent en absorbant les rayons du soleil. De plus en plus de marques boudent ces filtres synthétiques et les labels de la cosmétique bio les proscrivent carrément. Elles leur préfèrent les minéraux, du dioxyde de titane ou du dioxyde de zinc, des molécules qui agissent en réfléchissant les rayons lumineux.
Ces écrans minéraux ont un petit défaut d’ordre esthétique : ils laissent sur la peau une pellicule blanchâtre. Pour pallier ce petit souci, les labos ont trouvé la parade : les réduire à l’état de nanoparticules (particules mesurant moins de 100 nanomètres). Fini les traces blanches. Bonjour les nouveaux ennuis ! Car l’emploi des nanoparticules en cosmétique (et dans bien d’autres domaines) est controversé. Selon l’ONG, "Il a été démontré que, lorsqu’elles sont exposées aux UV de la lumière solaire, les nanoparticules d’oxyde de titane et d’oxyde de zinc sont photo-actives, produisent des radicaux libres et endommagent l’ADN des cellules de la peau". Les études sont encore trop rares et contradictoires, mais le principe de précaution s’impose. Or il n’est pas possible de savoir aujourd’hui si un produit contient des nanoparticules.
Pas facile de formuler des crèmes solaires bio, sans nanoparticules et restant efficaces pour nous protéger des UV-B (coups de soleil) et des UV-A (cancers et vieillissement de la peau). Les nouvelles recommandations européennes sur les préparations solaires exigent que ces produits procurent une protection minimum contre les UVA et fassent preuve d’un rapport minimum de 1/3 entre les protections UVA et UVB. Face à ce défi, plusieurs fabricants ont carrément jeté l’éponge pour l’été 2009, reportant à 2010 le lancement de leurs formules solaires.
Certaines huiles végétales agissent également comme des filtres solaires naturels légers, en absorbant les rayons : huiles de jojoba, d’olive ou de sésame, poudre ocre d’Urucum (traditionnellement utilisée par les indiens d’Amazonie). Mais les laboratoires pourraient bien développer de nouveaux filtres solaires naturels, à base de flavonoïdes et polyphénols extraits de végétaux.
> J’agis à mon niveau dès cet été :
- Je respecte les consignes de base : éviter les heures les plus chaudes (12-16 heures), m’exposer progressivement, ne pas rester trop longtemps au soleil, porter chapeau, vêtements couvrants, lunettes, utiliser un parasol, etc. Même sous un ciel couvert, on brûle !
- Pour la crème, je choisi un indice de protection adapté à mon type de peau et aux conditions d’exposition. Je consulte la météo solaire qui indique l’index UV (intensité du rayonnement UV sur une échelle de 1 à 12) et le risque qu'il représente pour la santé.
- Pour les enfants, j’essaye les T-shirts anti-UV, qui protègent autant, mais plus longtemps, qu’une crème solaire (gain de temps sur la corvée de crémage et on peut se baigner avec).
- Je préfère les produits labellisés bio. Les solaires sont des cosmétiques comme les autres. Mais, vu les risques, il vaut mieux une crème solaire pas bio que pas de crème du tout !
- En attendant 2012 (application du nouveau Règlement européen) et 2011 (quand tous les produits Cosmébio et Ecocert contenant des nanoparticules auront quitté le marché), le seul moyen d’éviter les nanoparticules, c’est de poser la question au fabricant. Je vérifie aussi si la crème laisse ou pas une trace blanche sur ma peau : si elle en laisse, elle ne contient probablement pas de "nano" mais c’est moins glamour.
- A la mer, je choisi un lait qui se dissout dans l’eau plutôt qu’une huile. Cette dernière flotte et forme un écran à la surface qui diminue la photosynthèse.
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Document mis en ligne en juillet 2009
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