> Tempête du Sud-Ouest
Et maintenant ?
Tempête dans le Sud-Ouest : l'arrêté de catastrophe naturelle est paru
L'état de catastrophe naturelle est reconnu pour 9 départements (Aude, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Landes, Lot et Garonne, Pyrénées Atlantiques, Hautes Pyrénées, Pyrénées Orientales) du Sud-Ouest touchés par la tempête Klaus et les déclarations communales seront facilitées pour 21 autres départements.
La constatation de l'état de catastrophe naturelle permet à toute personne ayant souscrit une assurance dommages sur son habitation, automobile ou entreprise, d'être automatiquement couverte contre les dégâts provoqués par les inondations, les coulées de boue et la sécheresse.
Le ministre de l'agriculture et de la pêche a également réuni l'ensemble des partenaires de la forêt pour une première évaluation des dégâts. La priorité est de permettre le stockage du bois dans de bonnes conditions afin de le remettre dans le circuit économique. Après une première évaluation, le Premier ministre a rencontré les principaux élus des départements concernés pour mieux apprécier, dans la concertation, les mesures complémentaires à prendre correspondant aux besoins locaux.
Source :
C.SEGHIER
http://www.actu-environnement.com/ae/news/tempete_catastrophe_naturelle_6617.php4
Doit-on s’attendre à des tempêtes "Klaus" en série ?
En 1999, on avait parlé de la tempête du siècle. Et pourtant, celle qui a frappé le Sud de la France le 24 janvier a été encore plus violente. Rien ne permet d’assurer qu’un tel phénomène extrême ne se répètera pas dans l’avenir. Reste à savoir quand ! Une question à laquelle il est aujourd’hui bien difficile de répondre.
La tempête qui vient de frapper le Sud-Ouest de la France, avec des vents atteignant les 184km/h – un record – "reste exceptionnelle", note le climatologue français Jean Jouzel. Mais il n’est pas surpris par sa puissance, en cela qu’elle est conforme aux observations et aux prévisions. "Ce que l’on note c’est que les tempêtes récentes deviennent de plus en plus intenses", explique-il.
Après la tempête dévastatrice de décembre 1999, l’arrivée de Klaus, à peine 10 ans plus tard, pose aussi la question de la fréquence de ces épisodes climatiques extrêmes. " Par rapport aux observations de ces 50 dernières années, il n’y a pas d’augmentation des grosses tempêtes mais de l’intensité des tempêtes les plus fortes ", note le climatologue. Pas plus de tempêtes donc mais des tempêtes plus violentes nous attendent dans un avenir… plus ou moins proche.
Difficile en effet pour les spécialistes de prévoir la fréquence de ces événements météorologiques très violents. "Les événements météorologiques extrême sont par essence aléatoires", note Hervé Le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique à l’Ecole Polytechnique. "Est-ce qu’il y a une tendance ? On ne pourra le savoir qu’après coup si l’on fait des statistiques sur 30 ou 40 ans", ajoute-t-il.
Ce rythme d’une grosse tempête tous les dix ans, ne va "peut-être pas s’accélérer", poursuit de son côté Jean Jouzel. Mais "pour l’Europe du Nord" notamment, le risque d’essuyer dans la deuxième partie du XXIème siècle un phénomène du type Klaus "est sérieux", prévient-t-il, "sans oublier les autres risques liés au changement climatique", fait-il remarquer.
Et c’est bien de climat qu’il est question. La faute au réchauffement de l’atmosphère ? Au trou dans la couche d’ozone ? A nos usines ? A la pollution ? …Depuis plusieurs années, les experts tirent la sonnette d’alarme. Mais Jean Jouzel reste très prudent. "Pour le moment, il n’y a pas d’attribution des grandes tempêtes de ce type au changement climatique, note l’expert. "Maintenant, le réchauffement global de la planète s’accompagnera d’une perturbation générale du climat dont on ne peut pas dessiner tous les contours au jour d’aujourd’hui", ajoute Hervé Le Treut, directeur du laboratoire de météorologie dynamique
Quand frappera la prochaine tempête ? Impossible donc de le dire. Mais du côté des experts du GIEC, on est formel sur un point. Il faut s’attendre d’ici la fin du siècle à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes tropicales et à une augmentation de l’intensité des tempêtes extratropicales, comme celle qui vient de frapper le Sud-Ouest du pays. C’est ce qui ressort de leur 4ème rapport publié en 2007.
Source :
http://www.france-info.com/spip.php?article243755&theme=9&sous_theme=13
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Document mis en ligne en février 2009