BORDEAUX
16-17-18 Sept. 2011
Hangar 14


 
RENNES
18-19-20 Nov. 2011
Parc des expos



 

Actualités de la vie écologique

So bio

> Interview



OZORIGINE
Isabelle SENEGAS,
Créatrice




"On peut être bio et avoir du style !"

Avec OZORIGINE, vous revenez à vos premiers amours. Racontez-nous.

OZORIGINE est une société de création de vêtements féminins bio et éthiques. La structure est récente : je l’ai créée il y a un peu moins de deux ans dans la région de Béziers. Ce n’est, en effet, pas mon premier métier. J’étais œnologue depuis de nombreuses années et j’ai eu envie de changer radicalement de vie pour revenir à mes passions : la création et la mode. J’ai commencé par travailler le lin puis, je me suis intéressée au chanvre, pour ses aspects résistants et thermorégulateurs, et au soja, qui a des caractéristiques analogues. OZORIGINE est une entreprise artisanale et je tiens à ce qu’elle le reste : une petite structure me permet d’être en accord avec mes convictions. Je sous-traite néanmoins localement une partie de la couture : contribuer au développement économique et durable de ma région est important.
Mes créations sont vendues via mon site internet, sur les salons et dans quelques boutiques "éthiques" de Grenoble et Marseille.

D’où vient cette envie de création éthique ?

De mes origines sûrement : mon arrière-grand-mère avait un atelier de couture et ma grand-mère était couturière. Et puis, j’avais depuis toujours le goût des beaux vêtements et des matières. J’avais besoin de créer mais pas dans n’importe quelles conditions : je voulais élaborer un concept et y appliquer une réelle philosophie. Les problèmes d’écologie et d’environnement m’interpellant depuis longtemps, la création de mode éthique s’est imposée naturellement. OZORIGINE est l’histoire d’une passion et je crois que ça se ressent dans mes collections.

Est-ce facile d’être créatrice de  mode éthique aujourd’hui en France ?

Non ce n’est pas évident, même si les choses évoluent. Il n’y a pas, par exemple, de filière européenne de chanvre, ma matière de prédilection. Quant à la laine biologique, que j’utilise parfois pour les collections d’hiver, le prix des matières premières françaises reste très élevé. Mes fournisseurs de matières premières sont belges ; ils font venir le coton bio de Turquie et le chanvre de Chine. J’ai néanmoins été très vigilante quant au choix de ces prestataires : j’ai obtenu des certificats de conformité pour les tissus et des garanties quant au respect des conditions de travail. Je souhaiterais vraiment travailler avec des fournisseurs de chanvre français pour diminuer encore l’empreinte écologique de mes vêtements mais pour le moment ce n’est pas possible. Je sais que cette culture démarre progressivement au niveau national et j’y suis très favorable. Le chanvre est vraiment une plante qui a un avenir : elle peut contribuer à développer une agriculture "verte".

Vous serez présente à Viv’expo Bordeaux dans quelques mois. Pour quelles raisons ?

Pour le moment, j’ai surtout développé mon activité dans le sud-est, de Béziers à Lyon. J’ai participé à des salons un peu partout en France mais je ne suis jamais venue dans le Sud-Ouest. C’est une région où j’ai envie de faire connaître ma marque. Et puis, il est important d’être présente sur les salons en tant que créatrice de mode éthique : il n’y en a pas beaucoup finalement ; on rencontre surtout des distributeurs. Je veux parler de création, d’écologie et d’environnement et surtout montrer que l’on peut être bio et avoir du style ! A ce titre, j’ai le sentiment d’avoir quelque chose à apporter aux visiteurs de Viv’expo.

 

 

Document mis en ligne en avril 2009

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