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> Les Jardiniers de France proposent la Charte du jardinage au naturel
Les 7 engagements de la charte du jardinage au naturel
1. Je respecte l’homme, sa santé, son bien-être
Le jardin est un lieu de vie, d’observation, d’expérience, d’épanouissement personnel… Considéré comme une pièce extérieure de la maison, il est source de bien-être, de bien vivre. Tout type de jardin se prête au jardinage au naturel.
- J’ai un jardin où il fait bon vivre pour tous les utilisateurs du lieu
J’organise mon espace extérieur pour que ma famille, mes amis et les visiteurs découvrent un lieu convivial, un lien direct avec la nature.
- J’ai des outils adaptés et entretenus
J’entretiens mon jardin avec des outils adaptés aux travaux et bien entretenus, afin de préserver ma santé physique. Pour des raisons de sécurité, je range mes outils après utilisation.
- J’applique des solutions alternatives aux pesticides
Dans un souci de développement durable et de non-pollution, je pratique le jardinage au naturel en appliquant des solutions alternatives aux pesticides chimiques de synthèse.
- Je respecte mon entourage, mes voisins, ma commune
Par respect envers mes proches, je lutte contre les pollutions chimiques ou sonores. Je n’emploie pas de produit polluant et je fais attention aux nuisances sonores de mes appareils à moteur. Je respecte les heures et jours d’utilisation des engins bruyants. Je ne brûle pas inutilement mes déchets du jardin (je préfère le broyage, le paillage, le compostage) et je me conforme à la réglementation en vigueur, notamment locale.
2. Je respecte toute vie végétale dans mon jardin
- Je n’utilise pas de désherbant chimique
Toutes les plantes ont une action positive même les indésirables qu’on appelle souvent “mauvaises herbes”. Une herbe indésirable l’est parce qu’on pense qu’elle nuit soit à la pousse correcte des plantes cultivées, soit parce qu’elle attire des parasites, qu’elle n’est pas jolie, ou en trop grand nombre.
- Je respecte le cycle des plantes
Chaque action culturale possède un calendrier qui n’est pas immuable.
Le lieu, l’avancement de la saison, le type de plante, sa vigueur font que l’acte technique est plus approprié à un moment plutôt qu’à un autre. Même si la nature est tolérante, je respecte la biologie de la plante.
- J’utilise des espèces locales adaptées à leur milieu
Les plantes de la région, sauvages ou implantées depuis longtemps bénéficient de la meilleure adaptation au biotope local. Elles sont les plus résistantes aux aléas climatiques, adaptées aux sols, et accueillent une faune et une flore favorisant leur développement. Ces plantes peuvent remplacer des végétaux plus sophistiqués, plus chers parfois, pour le même résultat (haie, couvre-sol, ombrage…).
- J’adopte des actions culturales les moins traumatisantes possibles
Plantations, transplantations, tailles sont des opérations habituelles dans le jardin. Je dois faire en sorte que ces actions troublent le moins possible la vie du végétal.
3. Je respecte toute vie animale dans mon jardin
Le jardin entretenu au naturel est un ensemble vivant. J’entretiens et favorise une bonne biodiversité dans le jardin. Végétaux et animaux sont indissociables.
- J’entretiens ou je rétablis l’équilibre
Plus le jardin compte d’espèces végétales, plus nombreuses seront les espèces animales et réciproquement, ce qui limite les risques d’avoir une population qui prenne le pas sur les autres.
Je laisse fleurir les plantes sauvages afin d’attirer les pollinisateurs. Je ne détruis pas les populations de parasites dès leur apparition. Je fais confiance aux auxiliaires qui ne tarderont pas à venir réguler les populations de “nuisibles”.
- Je favorise les abris pour attirer les oiseaux, insectes…
Le jardin doit pouvoir fournir aux populations animales le gîte et le couvert. Je dois penser à leur fournir un abri pour l’hiver. Les végétaux vivants ou morts, pailles, fagots de branchage et tas de pierres sont des exemples d’abris. Je nourris les oiseaux et je n’oublie pas de les abreuver. J’installe des nichoirs, en sachant que la taille du trou d’entrée est fonction de l’espèce à accueillir.
4. Je respecte l’eau de pluie ou du sol
L’eau c’est la vie. C’est aussi un bien naturel épuisable. Je respecte l’eau, je la récupère et l’utilise à bon escient. Le fait de posséder un puits ou un forage ne m’autorise pas à la gaspiller.
- Je récupère l’eau de pluie, la stocke dans de bonnes conditions, ne la gaspille pas, ne la souille pas
J’installe des récupérateurs d’eau de pluie sous mes gouttières.
J’arrose de façon optimale.
- J’économise l’eau par des pratiques appropriées
Je pratique le binage, le paillage avec de la matière végétale : paille de céréales,
de lin, cosses de sarrasin, écorces de pin, broyats de bois… Nombreux sont
les paillages qui limitent les évaporations donc les apports d’eau.
5. Je respecte la fertilité de la terre
- Si besoin, je fertilise, mais uniquement avec des produits naturels
Pour fertiliser mes plantes, j’emploie des produits naturels : compost, fumier, terreau de feuille, corne, sang, guano… ou engrais acceptés en agriculture biologique.
En paillant le sol en permanence, j’apporte aussi de la matière organique qui a et aura - après transformation naturelle - un pouvoir fertilisant.
- Je traite mes déchets de jardin en pratiquant le paillage ou le compostage
Les déchets du jardin peuvent être valorisés en les réutilisant, soit en paillage (broyat des tailles, tontes, feuilles mortes à l’automne…) soit en les compostant. Le compost est ensuite utilisé pour fertiliser les plantes du jardin.
6. Je respecte les aides venant de la nature
- J’encourage la venue des auxiliaires
Les auxiliaires sont les organismes vivants (insectes, araignées…) qui aident le jardinier en s’attaquant aux parasites des plantes. Je favorise leur venue en ne traitant pas les parasites (sauf cas extrême où la vie de la plante est menacée), en laissant fleurir un maximum de plantes, en installant au jardin des abris pour hiverner
- Je pratique les cultures associées
Certaines plantes ont le pouvoir d’attirer ou de repousser des parasites. Je pratique les cultures associées afin de protéger mes plantes, ce qui m’évite d’employer des produits de traitement.
7. Je partage
Faire partie des Jardiniers de France, c’est rencontrer les membres de l’association afin de partager la passion commune du jardinage.
- J’ai un esprit associatif, je communique à qui le veut mes observations et résultats de mes actions au jardin.
J’ai la possibilité de faire part de mes expériences lors des rencontres locales autour du jardinage, sur le forum du site des Jardiniers de France et auprès de la rédaction de notre revue associative.
- Je participe aux ateliers de jardinage de l’association pour échanger des conseils et astuces. L’une des missions de l’association des Jardiniers de France est de transmettre les savoir-faire jardin. Je m’informe, lors des ateliers de jardinage proposés dans mon département, sur les techniques culturales respectueuses de l’environnement.
- Je participe au développement de la biodiversité locale
Pour faire connaître la richesse de la flore locale et les espèces et variétés adaptées à la région, je partage boutures et graines avec les autres membres de l’association.
- Je donne mes surplus du jardin
Dans un esprit de développement durable, de partage et de convivialité, je ne gaspille pas les productions du jardin. Je fais profiter mon entourage des récoltes en surnombre.
http://www.jardiniersdefrance.com/
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Document mis en ligne en juillet 2010
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