> Sensibilisation à l'éco-construction
Des solutions techniques et de matériaux pour construire écologique
La maçonnerie en Thermopierre en béton cellulaire
Le Thermopierre ou béton cellulaire a été conçu en 1924 par J.A. Eriksson (architecte suédois) qui recherchait un matériau de construction possédant les mêmes caractéristiques que le bois (isolation, solidité, ouvrabilité), sans ses inconvénients (combustibilité et précarité). Depuis peu, le béton cellulaire est nommé Thermopierre en référence à ses performances thermiques et physiques. Il est classé et rangé dans la catégorie des bétons très légers et extra légers selon la norme NBN B21-002. Le Thermopierre est une combinaison d’eau, de sable, de chaux et d’air, ce qui lui confère les caractéristiques d’une pierre (solide, dur, indéformable, imputrescible et ininflammable) et les caractéristiques d’un isolant (l’air emprisonné dans les alvéoles est le meilleur des isolants).
Respectueux de l’environnement et économe en énergie, le Thermopierre répond à toutes les exigences de notre époque :
- Sa fabrication ne nécessite que peu d’énergie,
- Doté de valeur d’isolation ultraperformante (économie d’énergie),
- Matériau de construction léger, nécessitant de moins de matières premières. Les matériaux constituant les blocs sont présents abondamment dans la nature,
- Matériau sain, non nocif, non radioactif.
Source : http://www.cm-bordeaux.fr/
Le puits canadien et la VMC double flux
Le puits canadien, appelé aussi puits provençal, est un système géothermique dit de surface, servant surtout de climatisation naturelle. La température du sol à 2m de profondeur est plus élevée que la température ambiante en hiver (environ 5°), et plus basse en été (environ 15°).
Le principe est donc d’utiliser l'inertie thermique du sol pour prétraiter l'air ventilant les bâtiments. L'air ainsi obtenu est plus chaud en hiver et plus froid en été. L’air extérieur circule dans un puits enterré (35 m.l. de tuyaux enterrés à 1,8 m de profondeur) avant d’être distribué dans la maison dans chaque pièce par une VMC double flux.
La VMC double flux : elle permet de récupérer la chaleur de l'air extrait pour réchauffer l'air extérieur entrant, soit encore plus d'économies d'énergie.
Les toits terrasses et végétalisés
Le concept de végétalisation des toitures, bien qu’existant depuis plusieurs siècles en Europe du Nord essentiellement, ne s’est développé que très récemment sur le marché français. La végétalisation adoptée sous nos latitudes tempérées est de type extensif. On oublie donc le gazon de nos jardins et on se tourne plutôt vers des plantes grasses de type Sébum. Ces dernières vont permettre la mise en place d’un tapis végétal avec un entretien réduit, un besoin en eau très limité, et des charges relativement faibles pour les toitures.
La mise en œuvre est néanmoins affaire de spécialistes et l’étanchéité se doit d’être parfaitement réalisée pour assurer la longévité du tapis végétal… mais aussi du bâtiment lui-même !
Quelques bonnes raisons de végétaliser ses toitures ? Apporter un plus esthétique bien sûr, améliorer la qualité de l’air en ville, optimiser la gestion des eaux pluviales, améliorer les caractéristiques acoustique et thermique de sa toiture…
En bref, de multiples avantages qui devraient permettre dans les prochaines années de voir se multiplier les surfaces dédiées à cet usage sur les toits français.
Source : M. Lassalle (Société SOPREMA).
http://www.cm-bordeaux.fr/
La maçonnerie de briques monomur et de briques à joints minces
Le monomur, ce sont des briques de terre cuite très épaisses mais parcourues de nombreuses alvéoles qui emprisonnent de l’air et assurent une isolation répartie sur l’ensemble du mur. Un matériau porteur, rassurant, sain et performant. Ce produit présente de nombreux avantages pour les clients bien sûr mais aussi les entreprises elles-mêmes.
Tout d’abord, l’isolation thermique est assurée grâce à sa structure alvéolaire et des performances énergétiques respectant les valeurs de référence de la réglementation thermique 2005. La climatisation est ainsi efficace été comme hiver, les factures de chauffage sont maîtrisées et le matériau ne contient ni polluants ni allergènes …
Et pour les professionnels, c’est à la fois un gain de temps et d’énergie : 30 fois moins de mortier à fabriquer, à manutentionner et à mettre en œuvre qu’une solution traditionnelle à isolation par l’intérieur. Le chantier est plus propre grâce à la pose de joints minces, et la logistique simplifiée : il n’y a plus besoin de sable ou de ciment et la consommation d’eau est réduite.
Source : http://www.cm-bordeaux.fr/
Les peintures écologiques
D’ici 2010, les peintures qui polluent l’atmosphère ne seront plus autorisées en Europe. La directive Européenne a fixé la date du 1er janvier 2010, pour limiter la contenance d’1L de peinture à 30 grammes de COV (Composés Organiques Volatiles).
Les peintures classiques, glycéro, sont composées essentiellement de liants, solvants et colorants (les COV, issus de dérivés du pétrole) qui nuisent à la santé et à l’environnement.
De nouvelles gammes de peintures écologiques, à base de craie, d’eau, de latex, d’huiles végétales apparaissent donc pour répondre à une demande qui s’accroit. Des labels se mettent en place : le label NF environnement, par exemple, offre des garanties concernant les métaux lourds, la teneur en hydrocarbures et en COV. C'est un progrès, mais le cahier des charges ignore les hydrocarbures aromatiques, les éthers de glycol et d'autres COV toxiques. Il faut donc rester très vigilant sur les abus de langage encore trop peu réglementé.
Ces nouvelles peintures écologiques ont néanmoins de nombreux avantages. Elles sont perméables à la vapeur d’eau, ne sont pas électrostatiques, auraient une durée de vie et de vieillissements plus longue, un pouvoir de pénétration plus important. Mais, leur temps de séchage est plus long, les terpènes d’agrumes contenues dans les peintures peuvent provoquer des allergies, le prix peut être élevé.
Ils subsistent quelques doutes encore sur la teneur exacte et l’impact environnemental de ces peintures sur l’atmosphère. Il ne reste plus qu’un an à cette nouvelle peinture pour parfaire son contenu et répondre aux exigences de la directive européenne ainsi qu’à celles des consommateurs.
Source : http://www.developpementdurable.com/conso/2008/12/A496/les-peintures-ecologiques-obligatoires-des-2010.html
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Document mis en ligne en avril 2009