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«Ces petits animaux qui aident le jardinier»
«Ces petits animaux qui aident le jardinier» est le nom du dernier livret de la série «Guide du jardinier amateur» proposé par la MCE (Maison de la Consommation et de l’Environnement de Rennes). Ce fascicule fait la part belle à ces petits compagnons du jardin que l’on ne voit pas, que l’on ne connaît pas et que par la suite, malheureusement, on ne respecte pas. Et pourtant, ces auxiliaires participent activement à l’équilibre naturel du jardin.
Parmi les visiteurs «populaires» du jardin, certains sont appréciés : hérisson (dévoreur de limaces), coccinelle (consomme plusieurs centaines de pucerons par jour), mésanges (fléaux pour les chenilles). D’autres hôtes du jardin, tels crapauds, orvets, lézards, bourdons, pacifiques et efficaces contre les «indésirables» (terme à utiliser avec précautions, car chaque être vivant est important d’une manière ou d’une autre), ont moins de chance et inspirent à tort la méfiance, voire le dégoût.
Dans le sol, sur une fleur, sous une feuille, partout se cachent d’étranges petits animaux non identifiés : larve de coccinelle, syrphe et chrysope, carabes, staphylins et vers luisants. Chacun joue un rôle important dans l’écosystème jardin. Et certains sont même de précieux auxiliaires. Savez-vous aussi que certains mollusques sont carnivores et consomment… des mollusques mangeurs de végétaux ? Que la musaraigne n’a rien d’un rongeur, mais recherche les mêmes proies que le hérisson ? Ainsi, plusieurs milliers d’espèces vagabondent dans le jardin. Elles seront d’autant plus nombreuses si l’endroit est accueillant.
Pour qu’un maximum d’auxiliaires puisse effectuer leur cycle de vie, il est indispensable de créer de la diversité : une pelouse fleurie, des haies d’essences locales avec au pied une litière de feuilles mortes, un espace «sauvage», un tas de pierres, etc. Mais bien évidemment, tout ceci est valable à une condition : en finir avec les traitements (anti-limaces, herbicides, insecticides…) ! La nature est bien moins dangereuse pour vos enfants que certains «désherbants intelligents».
Source : Michel Riou
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/
Document mis en ligne en juillet 2010