> En bref
La géothermie, une source d’énergie renouvelable et inépuisable
La géothermie désigne le processus permettant de capter en profondeur la chaleur terrestre, et l’exploiter via un système de canalisations afin de l’exploiter en surface sous forme d’électricité ou de chaleur. Ce procédé est basé sur un système de tuyauterie creusé dans le sol, à l’intérieur duquel circule en permanence un échange de courants chauds et froids.
Une énergie propre et durable
La géothermie produit peu de rejets, c’est une énergie propre qui ne participe pas à la dégradation du climat et qui ne nécessite pas de transport ni de stockage de substances polluantes ou dangereuses. En profondeur, la planète dispose d’un stock de chaleur illimité à l’échelle humaine et, à sa surface, le sol est réchauffé par le rayonnement solaire et la migration des eaux de pluie.
Une énergie renouvelable : les quantités d’eau chaude contenues dans les réserves souterraines ne vont pas disparaître à cause des exploitations géothermiques. Au contraire, les quantités d’eau vont se renouveler grâce au ruissellement naturel ; quant à la chaleur, celle-ci provient à 90% du gisement minéral. Notre planète est constituée de quatre couches internes concentriques : le noyau solide (des températures qui s’élèvent jusqu’à 4 200 °C) ; le noyau liquide (environ 3 500 °C) ; le manteau (température de 3 000 °C) ; la croûte terrestre (environ 1 000 °C). La géothermie permet de valoriser cet exceptionnel gisement de chaleur renouvelable.
Une énergie peu émettrice de CO2 : les centrales géothermiques émettent en moyenne 55 g de Co2 par kWh, soit environ 10 fois moins qu’une centrale thermique fonctionnant au gaz naturel.
Une disponibilité planétaire : la chaleur présente dans les profondeurs vient du centre même de la Terre et est répartie également sur l’ensemble de sa surface. Ainsi, il n’existe pas de bon ou mauvais site géothermique : la chaleur naturelle est disponible partout sous nos pieds. La seule variable déterminant le choix d’un site reposera sur la facilité d’accès à cette ressource (composition du sous-sol, situation en surface, etc.).
> Utilisation de la géothermie
- Géothermie basse énergie : entre 30 et 150 °C.
Géothermie et agriculture. Le chauffage des serres par air ou par sol constitue un domaine important d’application de la géothermie. Utiliser la chaleur du sous-sol représente le meilleur moyen de faire des économies tout en protégeant l’environnement.
Géothermie et dessalement. Durant les années 1990, une installation-pilote de dessalement dans l’île de Kimolos (Grèce) a démontré la faisabilité technique de l’utilisation de la géothermie basse-enthalpie (61 °C) pour le dessalement d’eau de mer, à partir d’un forage profond de 188 m.
Géothermie et «snow melting». Depuis une dizaine d’années, dans les pays où l’enneigement est fréquent, la géothermie est utilisée pour empêcher l’accumulation de neige et de verglas.
- Géothermie haute énergie : températures > 150 °C.
Géothermie et industrie. La majorité des usages industriels directs nécessitent des températures comprises entre 100 et 200 °C. Dans certains cas, il est possible de récupérer, outre la chaleur, certains sous-produits ou gaz dissous qui se trouvent dans l’eau géothermale.
- Géothermie très basse énergie : température inférieure à 30 °C (conditionne l’utilisation de Pompes à Chaleur). Géothermie et particuliers. On assiste depuis quelques années à une très forte croissance de l’utilisation de la chaleur du sol pour les maisons individuelles. À l’heure actuelle, l’installation de deux sondes géothermiques à 50 m de profondeur permet d’alimenter en chauffage une maison de 120 m2 habitables.
La géothermie en France
La France se situe au 3e rang européen en termes de capacité géothermique installée. Trois principales filières sont concernées : celle des pompes à chaleur pour les usages domestiques et le tertiaire, celle des réseaux de chaleur destinés au chauffage collectif et celle de la production électrique, principalement dans les DOM.
Le Grenelle de l’Environnement prévoit que la géothermie contribuera en 2020 au mix énergétique français à hauteur de plus de 1,3 million de tonnes équivalent pétrole.
La France a joué un rôle de pionnier dans le développement de la géothermie avec la valorisation du Bassin parisien (aquifère du Dogger) qui présente la plus grande densité au monde d’opérations de géothermie basse énergie en fonctionnement. Sur l’ensemble de son sous-sol, notre pays recèle un potentiel géothermique très important, dont seule une infime partie est aujourd’hui exploitée.
Les Pompes à Chaleur pour particuliers
La géothermie avec usage de Pompes à Chaleur sur aquifères superficiels, sur capteurs horizontaux ou sur sondes verticales connaît également un regain d’intérêt depuis quelques années pour le chauffage et le refroidissement. La France participe au développement rapide et sans précédent de ce marché qui devient un des plus importants d’Europe : en 2007, 19 000 pompes à chaleur géothermiques ont été installées chez les particuliers.
Le crédit d’impôt accordé pour l’acquisition de Pompes à Chaleur a joué un rôle important dans la croissance de ce marché.
Afin de pérenniser le développement des pompes à chaleur, les professionnels ont lancé la démarche qualité PAC. Elle se compose de deux volets : le marquage « NF PAC » pour le matériel et l’appellation qualité QualiPAC.
La marque NF PAC garantit un niveau de qualité et de performance pour les Pompes à Chaleur. QualiPAC, le second volet de la démarche, repose sur la formation des installateurs.
Concernant plus spécifiquement les PAC avec capteurs verticaux peu profonds, l’ADEME, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) et EDF ont mis en place une démarche d’engagement qualité pour les entreprises de forage de sondes géothermiques, afin d’améliorer la performance des installations.
Plus d’infos sur : http://www.maisonbrico.com/index.phtml?srub=87&iart=2932
Document mis en ligne en juin 2010