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Actualités de la vie écologique

La Maison écologique

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ECOON LA MAISON NATURELLE 
Raphaèle ENFEDAQUE, Gérante

 

"L’habitat connaît une évolution sans précédent et ce n’est pas fini"

Pouvez-vous nous présenter ECOON LA MAISON NATURELLE ?

ECOON est une entreprise de conception d’habitat passif et durable en bois, intégrant une approche environnementale à toutes les étapes du projet. Créée il y a deux ans dans l’Entre-Deux-Mers (Créon), ECOON intervient sur la région Aquitaine en conseil, maîtrise d’œuvre et assistance à la très haute performance énergétique, maîtrise d’ouvrage, dans le cadre d’une construction neuve ou d’un projet de réhabilitation. Nous concevons des maisons correspondant en tous points à la norme BBC, par la seule utilisation du bioclimatisme et de matériaux durables. Nous avons su adapter nos réalisations aux besoins de nos clients, tout en développant un mur original en pin maritime (régional), semi-industriel, utilisable sur de nombreux projets. Notre force est de proposer une solution régionale qui nécessite peu de chauffage, qui réponde à la demande environnementale tout en restant dans une gamme de prix raisonnable (nous commençons au moyen de gamme).

Les concepts de maisons passives, bioclimatiques ou durables sont encore des notions compliquées lorsque l’on n’est pas du métier. Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet ?

Oui, il est vrai que le passif, le durable, le bioclimatisme, sont sur toutes les lèvres, mais peu de gens savent en réalité de quoi l’on parle. Une maison passive n’est, de plus, pas forcément bioclimatique ou durable. En fait, le terme vient du label allemand «PassivHaus» signifiant littéralement «qui se chauffe par elle-même». Les normes BBC correspondent à ce label, tout en étant moins contraignantes et davantage adaptées aux spécificités de l’habitat français. La maison passive française se définit ainsi par une consommation énergétique au m² très basse, voire entièrement compensée par la chaleur dégagée par l’intérieur de la maison (êtres vivants, appareils) et l’énergie solaire. Elle doit donc s’autosuffire en chauffage, posséder une très bonne isolation et étanchéité à l’air (volume par heure et par m² des fuites parasites), une ventilation efficace. Toutes ces caractéristiques impliquent une mise en œuvre et une qualité d’exécution supérieure à un habitat traditionnel. La maison bioclimatique, quant à elle, désigne l’habitat dont la conception est étudiée par rapport au climat et à l'écosystème. Elle sera, par exemple, orientée et ouverte au sud, les zones tampons seront au nord, tiendra compte de la course du soleil (pour les avancées de toiture et les ouvertures)… Enfin, un habitat durable utilise des matériaux naturels et régionaux : ils sont un gage de bonne résistance au temps et de respect de la santé des occupants de la maison (nous n’avons que très peu de recul par rapport aux nouvelles technologies de réduction énergétique proposées actuellement).

Quelles sont les raisons du succès grandissant de ce type de construction : est-ce l’habitat de demain ?

La tendance écologique actuelle est portée par la logique du Grenelle de l’environnement. Cette médiatisation des nécessités environnementales s’est avérée être une bonne chose : les gens ont vraiment pris conscience que pendant longtemps on a construit avec n’importe quoi sans se soucier des conséquences pour la santé et l’environnement. Maintenant, ils sont convaincus de la nécessité d’un changement radical des habitudes. L’habitat connaît une évolution sans précédent et ce n’est pas fini : la RT 2012 (réglementation thermique) qui remplacera la RT 2005 va imposer une division par quatre des consommations énergétiques actuelles. Le bioclimatisme, quant à lui, restera l’une des solutions possibles pour réduire la consommation d’énergie (aucune obligation réglementaire à ce sujet). Mais le chemin est encore long pour qu’un habitat durable devienne la norme. Si la prise de conscience est faite, le passage à l’acte n’est pas encore évident. Notamment, parce qu’il faut être lucide, le durable reste pour le moment un peu plus cher que la construction classique : il y a moins de fabricants de produits naturels, la mise en œuvre est différente (surisolation, utilisation des huisseries bois à la place du PVC, mise en place d’un système spécifique d’étanchéité à l’air…).

Vous participez à Viv’expo Bordeaux depuis 2 ans et nous vous retrouverons à nouveau en octobre prochain. Quelles sont les raisons d’une telle assiduité ?

La cible du Salon est la nôtre, les contacts sont nombreux et de qualité durant trois jours. Les visiteurs de Viv’expo sont réceptifs à notre démarche : déjà sensibilisés à l’écologie et bien renseignés, ils viennent nous voir sur notre stand dans l’idée de concrétiser un projet précis. Je tiens à être présente sur ce type d’événement, car c’est vraiment un moment ou l’on prend le temps de rencontrer les gens et d’expliquer notre philosophie. C’est aussi un lieu de fidélisation de notre clientèle : nos clients reviennent nous voir chaque année et nous suivons ainsi l’avancée de leurs projets. Et puis, l’éco-habitat n’est pas figé : notre entreprise a évolué en deux ans, les visiteurs du Salon sont de plus en plus avertis. Ensemble, nous avançons sur la voie de l’évolution de nos modes de vie. Pour nous comme pour le Salon, il s’agit d’une aventure de longue haleine !

Document mis en ligne en mai 2010

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