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RENNES
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Actualités de la vie écologique

La Maison écologique

> Interview



Etienne CENET
Gérant
SARL ETIENNE CENET
L’électricité solaire photovoltaïque


"On observe le développement d’une"écologie pragmatique "
comme en Allemagne"


Pouvez-vous nous présenter votre société ?

J’ai crée la Sarl ETIENNE CENET en l’an 2000. Au départ, mon activité était totalement orientée vers l’électricité générale de bâtiment. En parallèle, je me suis formé à l’installation de systèmes solaires photovoltaïques. Depuis 2006, c’est ma seule activité. Installé à l’origine dans l’Aveyron, j’ai déménagé mon entreprise en Ille-et-Vilaine en 2007.
Je travaille seul – étude, devis, chantier, facturation - de façon à rester une entreprise artisanale proche de ses clients  : il s’agit de mon principal atout.

Qu’est ce qui vous a incité à orienter totalement votre activité vers le solaire photovoltaïque ?

L’énergie solaire m’intéresse depuis longtemps, c'est-à-dire bien avant que cela ne soit devenu un marché porteur. Mais lorsque j’ai fondé ma société, l’heure n’était pas encore venue de tout miser sur les énergies renouvelables : on m’a donc conseillé de commencer par l’électricité générale. Mon métier m’a naturellement porté vers l’électricité photovoltaïque  : j’ai toujours trouvé cela intéressant d’un point de vue technique. De plus, je suis un électricien anti-nucléaire convaincu, ce qui présente une certaine incohérence et aurait nuit, à terme, à mon activité.

Cela a-t-il été facile de changer la nature de vos prestations ?

Vous savez, je n’ai absolument pas gagné d’argent avec l’électricité photovoltaïque de 2000 à 2003. Je le faisais uniquement par conviction. Il a fallu faire de nombreuses études et devis, expliquer cette nouvelle technologie, conseiller et rassurer la clientèle. Par ailleurs, c’était loin d’être aussi rentable qu’aujourd’hui. En 2000, on ne parlait de cette technique de production d’électricité que dans les milieux associatifs et militants. Depuis 2006, les aides et incitations de l’Etat ont facilité le développement du marché.

Comment ce type d’énergie est-elle perçue en Bretagne ? N’aurait-il pas été plus facile de rester dans l’Aveyron, plus favorisé au niveau ensoleillement ?

L’électricité photovoltaïque se développe partout aujourd’hui. Il est vrai que l’ensoleillement progresse de manière régulière du nord au sud mais il est suffisant dans toutes les régions de France. A titre d’exemple, avec une installation de 20m² (environ 2500 watt crête) de panneaux photovoltaïques, on produit 2500 kWh par an à Rennes pour 3 480 kWh à Marseille. L’amortissement du matériel sera donc plus long au Nord  : on considère qu’il faut actuellement 9 ans pour amortir le système en Bretagne contre 8 ans dans le midi. La région Bretagne est très ouverte au solaire  : j’y ai davantage de concurrence que dans l’Aveyron et pourtant mon carnet de commande est plein. La rentabilité du projet y est pour beaucoup  : il ne faut plus forcément être"écolo "aujourd’hui pour être attiré par l’énergie solaire. Certes, les mentalités évoluent mais l’on voit surtout se développer une"écologie pragmatique " comme en Allemagne, à savoir une prise de conscience de la rentabilité du recyclage et de l’économie d’énergie.

Pour quelles raisons participez-vous à Viv’Expo Rennes ?

Il s’agit de ma seconde participation au salon et, fort d’une première expérience positive, j’ai décidé de revenir. Il est important pour moi de participer à des salons traitant d’énergies renouvelables et de vie écologique car il faut continuer à être visible sur le marché et vis-à-vis de la concurrence. De plus, le conseil est au cœur de mon activité. Avec le développement des incitations financières, le marché du solaire est devenu très porteur et de nombreuses entreprises se sont engouffrées dans la brèche. Toutes ne sont malheureusement pas sérieuses et devant la multiplicité de l’offre, le public ne comprend plus rien. Je tiens à aller à la rencontre des gens pour conseiller, expliquer le photovoltaïque et étudier les projets pour déterminer leur pertinence. Je n’hésite pas à refuser une installation en cas d’ensoleillement limité, de mauvaise orientation ou isolation. La confiance dans les systèmes solaires est encore faible, d’où, chaque installation doit être exemplaire. La dispense de bonnes informations concourra à réhabiliter le métier.

 

Document mis en ligne en septembre 2008

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