> La viticulture bio : un dynamisme qui se confirme
La viticulture biologique : de quoi parle-t-on ?
Le vin dit «bio» est issu de raisins produits par l'agriculture biologique. C'est-à-dire que la culture du raisin et des sols obéissent à un cahier des charges précis : les viticulteurs ne doivent pas utiliser d’engrais, de désherbant ni de traitement chimique pour l'entretien des vignobles.
La certification Bio ne concerne pas le vin, mais le raisin et les procédés de viticulture : plusieurs conditions doivent être réunies pour obtenir le label bio Ecocert, AB, ou Demeter.
Un passage obligé et essentiel : la période de conversion
Tout vigneron qui souhaite produire du raisin «Bio» doit d’abord convertir son exploitation au mode de production biologique.
Ce n’est qu’après cette période de 3 ans que le raisin sera effectivement Bio et que le vin pourra porter la mention «vin issu de raisins de l’agriculture biologique». Cette période de conversion est indispensable : elle permet en effet de garantir une terre et une vigne saines et propres, essentielles à l’expression du terroir.
Le vigneron Bio, acteur du respect de l’environnement
Pour le vigneron Bio, le sol n’est pas un simple support. C’est au contraire un milieu vivant, qu’il s’agit de respecter et de protéger, afin qu’il donne le meilleur de lui-même à la vigne, puis au raisin. La viticulture bio est régie par le cahier des charges de l’agriculture biologique. L’usage de pesticides chimiques de synthèse est donc totalement interdit, conformément à la réglementation européenne. Pour conserver la santé et la vitalité de ses vignes, le vigneron Bio préfère ainsi utiliser des méthodes respectueuses de l’environnement, qui privilégient le travail humain : enherbement et travail du sol, utilisation d’engrais et de fertilisants organiques (composts, fumiers), etc. L’un de ses objectifs est de rendre la vigne plus résistante aux variations climatiques comme aux maladies.
En respectant la faune et la flore auxiliaires, le vigneron Bio est le garant de la biodiversité de ses parcelles.
Et la vinification ?
De plus en plus souvent, la vinification des raisins Bio répond à des cahiers des charges privés (Charte FNIVAB, Nature et Progrès, Demeter, etc.) qui garantissent une élaboration naturelle des vins. Ces règles privées limitent donc le nombre et le type d'intrants oenologiques autorisés, obligent les vignerons à respecter une traçabilité très complète, interdisent l'usage des OGM, etc. Elles sont contrôlées par des organismes indépendants. L'Union européenne s'est par ailleurs engagée, en 2008, à adopter rapidement une réglementation harmonisée sur la vinification des raisins Bio. Ce futur règlement devrait intervenir en 2010.
Le vin «Bio» : la garantie d’une qualité contrôlée
En plus des contrôles «classiques» AOC et de ceux des services de la protection des végétaux, les vignes Bio sont contrôlées au moins une fois par an par des organismes de certification indépendants, agréés par le Ministère de l’Agriculture et par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ces organismes réalisent aussi régulièrement des contrôles «surprises». Le taux de contrôle des viticulteurs Bio est donc aujourd’hui l’un des plus élevés de tous les modes de production agricole : une excellente raison de leur faire confiance !
Comment reconnaître un vin «Bio»
Pour être vendue comme «Bio», une bouteille de vin Bio doit obligatoirement porter deux mentions : la mention «vin issu de raisins de l’agriculture biologique» et la référence à l’organisme certificateur. De plus en plus, les vignerons Bio utilisent aussi le logo français ou le logo européen de l’Agriculture Biologique.
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Document mis en ligne en février 2010