> Interview
Cécile BAUDET
PDG d’Alternative Santé
"Nous avons toujours été
des précurseurs et des lanceurs d’alertes"
Pouvez-vous nous présenter ce magazine, que vous avez créé il y a plus de 30 ans ?
Alternative Santé est né en novembre 1977, dans le but initial de permettre aux malades de s’exprimer sur des problématiques de santé, générales ou personnelles, de difficultés professionnelles, de perception de la maladie dans et par la société. Le magazine est une coopérative, c'est-à-dire que l’on est tous propriétaires de notre outil de travail. Ceci nous autorise une totale indépendance vis-à-vis des laboratoires et des groupes de recherche. Dès le départ, mon équipe et moi-même étions attirés par une conception très globale de la santé, incluant différentes médecines (y compris celles dites « alternatives », mal perçues à l’époque), l’alimentation, l’environnement, le bien-être et le développement personnel.
L’engagement d’Alternative Santé a toujours été important en terme de santé au naturel et de bien-être. Parlez-nous de cette philosophie, qui vous anime, vous et votre équipe, depuis le début ?
Depuis la création du magazine, nous avons toujours essayé de conserver un regard critique et curieux sur la santé et tout ce qui peut l’influencer (alimentation, climat, environnement). Nous nous intéressons aux médecines alternatives, et naturelles depuis les années 70. Nous avons toujours été des précurseurs et des lanceurs d’alertes dans ces domaines. La conviction et l’engagement sont notre philosophie première. A partir de ces convictions, nous avons mené un travail journalistique professionnel pour donner à nos lecteurs un autre point de vue que celui de la médecine traditionnelle. Ainsi, nous développons forcément des sujets très variés concernant l’environnement et le bien-être en général.
Vous avez dû constater une évolution des mentalités au fil des années. Est-ce plus facile de défendre les médecines alternatives et naturelles aujourd’hui ?
Oui et non, car nous avons toujours un temps d’avance : lorsque nous avons commencé à parler d’acupuncture, d’homéopathie, d’ostéopathie ou d’alicament, ce n’était pas du tout dans l’air du temps et nos détracteurs étaient nombreux. Les sujets environnementaux dont nous parlons maintenant sont pour nous le résultat de longues luttes. Maintenant, nous développons des sujets tels que les élixirs minéraux ou l’apithérapie dont on parle très peu et qui sont encore loin de faire l’unanimité.
Vous êtes partenaire de Viv’Expo. En quoi est-ce important pour vous ?
Apparaître sur des salons qui traitent du Bien-être est une façon de montrer notre engagement et notre ouverture d’esprit. Viv’Expo sera également l’occasion de nous faire davantage connaître et d’expliquer notre spécificité : les visiteurs ciblés par le salon sont plus ouverts que ceux d’autres salons à nos problématiques. L’existence de telles manifestations sera, je l’espère, un amplificateur à la prise de conscience actuelle en faveur de l’environnement et de la vie écologique. Cela nous tient particulièrement à cœur.
Document mis en ligne en juin 2008