> En bref
Engouement des Français pour les « sports de nature »
Aujourd’hui, un tiers des Français de plus de 15 ans pratique un sport dit « de nature ». Amateurs ou passionnés, ils sont en effet de plus en plus nombreux à préférer le sport en plein air. Entre 2001 et 2006, les adhésions délivrées par les fédérations françaises agréées de sports de nature ont augmenté de 20,5 % (2,5 millions, soit 16 % de l’ensemble des adhésions sportives issues de fédérations françaises agréées).
Selon la loi, les sports de nature sont définis comme s’exerçant « en milieu naturel, agricole et forestier, terrestre, souterrain, aquatique ou aérien, aménagé ou non ». Le terme englobe donc une large gamme d’activités. On recense 14 fédérations sportives terrestres, 12 fédérations sportives nautiques et 8 fédérations sportives aériennes (liste non exhaustive, en constante évolution).
Les fédérations françaises terrestres suscitent le plus grand enthousiasme : 60 % des adhésions globales sont liées à des sports de nature. Ceci s’explique notamment par l’intégration de l’équitation, du ski et des randonnées pédestres qui représentent à elles seules 59 % des adhésions sportives terrestres.
Autre fait notable mais là encore à relativiser, les femmes semblent plus sensibles que les hommes aux sports pratiqués en plein air (surtout terrestres).
L’âge est également un facteur à prendre en compte. Les aînés se distinguent ainsi par un goût plus prononcé pour les sports de nature.
Conscient de la problématique environnementale que soulève l’engouement nouveau pour les sports de nature, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative (MJSVA) a donné naissance au Comité National des Espaces, Sites et Itinéraires relatifs aux sports de nature (CNESI). Le Comité soutient également le développement de Commissions Départementales (CDESI). Réunissant l’Etat, les collectivités et les fédérations sportives délégataires, elles sont un lieu de concertation où l’on débat des problèmes liés à l’ouverture d’un nouveau lieu de pratique. Et si un volet important est accordé aux nuisances environnementales, l’accessibilité de l’espace naturel visé et la conciliation avec les autres usages associés à ce même lieu sont également abordés (rapport tous les 2 ans).
Cécile Cassier
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3184
Document mis en ligne en juillet 2008